La question revient à chaque rentrée de club : la licence suffit-elle en cas d’accident, ou faut-il une assurance à part ? La réponse mérite d’être précisée, tant les deux volets de la couverture se confondent souvent dans l’esprit des cavaliers.
La licence FFE, délivrée par la Fédération française d’équitation à chaque cavalier inscrit dans un club affilié, inclut une responsabilité civile qui couvre les dommages causés à un tiers dans le cadre de la pratique équestre : un cheval qui bouscule un promeneur sur un chemin de balade, ou qui abîme une clôture voisine lors d’une sortie, par exemple. Cette garantie protège le cavalier lui-même en cas de mise en cause, évitant qu’il assume seul des frais parfois lourds.
La licence délivrée par la Fédération française d’équitation comprend une assurance couvrant la responsabilité civile du cavalier ainsi qu’une garantie individuelle accident, dont les niveaux varient selon la formule souscrite, comme le précise la Fédération française d’équitation sur son site.
La garantie individuelle accident, second volet de la licence, indemnise le cavalier lui-même en cas de blessure survenue pendant la pratique, indépendamment de toute recherche de responsabilité. Son niveau de couverture dépend de la formule choisie à l’inscription, certains clubs proposant plusieurs paliers selon l’intensité de pratique et le niveau de compétition visé.
Un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de l’équitation reste généralement exigé à l’inscription, ou remplacé par une attestation de santé selon l’âge et la régularité de pratique. Ce document conditionne la validité de la licence et, par extension, celle des garanties qui l’accompagnent : une licence souscrite sans certificat à jour peut fragiliser la prise en charge en cas de sinistre.
Ce certificat doit être renouvelé périodiquement, un point que beaucoup de cavaliers oublient une fois l’inscription initiale passée, surtout ceux qui pratiquent depuis des années sans jamais avoir eu besoin de faire valoir leur assurance. Un dossier à jour, gardé quelque part accessible, évite de perdre un temps précieux le jour où un incident survient réellement.
Enfin, cette couverture fédérale ne dispense pas d’une vigilance de bon sens au quotidien : un cheval mal maîtrisé qui blesse un tiers reste un événement traumatisant, même bien indemnisé ensuite. La licence protège juridiquement et financièrement, elle ne remplace jamais l’attention portée au comportement du cheval et à l’environnement de la sortie.
Le cavalier propriétaire, qui possède son propre cheval plutôt que de monter les chevaux du club, doit vérifier que sa licence couvre bien sa pratique en dehors des structures fédérées, par exemple lors d’une balade en extérieur non encadrée par un moniteur. Certaines formules de licence limitent la couverture aux activités organisées par un club affilié, ce qui justifie de relire attentivement les conditions avant de partir en randonnée équestre en toute autonomie.
Pour les cavaliers qui partent en balade encadrée hors du club, comme sur les plages normandes, mieux vaut vérifier ce point précis avant de partir : c’est souvent là que la limite entre pratique fédérée et sortie libre se joue vraiment.




